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Leurs différents livres sont exposés sur une table à l'entrée. Si le chanteur Jean-Luc Fonck est cloué au lit pour cause de maladie, l'entarteur Noël Godin et l'artiste plasticien, parolier et par ailleurs chroniqueur radio et télé, Juan d'Oultremont, ont fait le déplacement, mercredi soir, jusqu'à la cafétéria en sous-sol du théâtre du Gymnase. Au bar, la pompe à bière se met généreusement en marche. Noël Godin n'est pas en reste.

Organisée par la bibliothèque de Tubize et le centre culturel, cette soirée littéraire a rameuté son petit lot de curieux. Tous prêts à entendre les confidences, parfois drôles et moins drôles, des deux auteurs belges spécialistes de la dérision.

Des anecdotes, témoignages et impressions, recueillies de main de maître par la journaliste et romancière Dominique Costermans. Là voilà qui lance aux deux hommes des sujets de conversation, qui tend à respecter un équilibre entre un Noël Godin plus bavard que jamais et un Juan d'Oultremont, qui joue davantage au philosophe surpris en pleine méditation.

Avant de lire un de ses textes sur les nouvelles méthodes de guerre de Bush, l'artiste aux lunettes rondes est amené à parler de ses délires de fin d'études, lorsqu'il apprenait la peinture à Saint-Luc. A l'époque, Juan d'Oultremont n'avait pas peur d'écrire, au nom des « amis de Juan d'Oultremont », aux directeurs de musée et personnalités politiques. L'intérêt ? Leur annoncer sa mort et demander la reconnaissance de son oeuvre... encore inexistante.

Quant à Noël Godin, après avoir lu un extrait de son dernier livre, « Armons-nous les uns les autres », le voilà qui s'étend sur ses exploits pâtissiers. Et de répondre aux questions de ses fans, avides de savoir en détail comment devenir un bon entarteur : Comme je suis très mauvais lanceur, je préfère déposer la tarte sur le visage de ma victime... Le mieux est ensuite de sourire, en disant « gloup gloup », afin d'éviter que d'éventuels gardes du corps ne vous tirent dessus ! 

CATHERINE PLEECK - Le Soir du 26.11.2004, 06:0