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Reconstitution

Chaque jour l'actualité nous en apporte de nouveaux exemples, la catastrophe induit généralement un besoin de reconstruire, restaurer, remonter...

On reconstruit les villes ravagées par les tremblements de terre. On efface les traces d'un accident. Après le crash, on remonte l'avion pour les besoins de l'enquête. On restaure la Pieta de Michel-Ange après qu'un déséquilibré l'ait attaquée au marteau. Les victimes d'agressions sont prises en charge par des psychologues. Le meurtre fait l'objet d'une reconstitution. Replacé au musée à la dernière case de l'album, le fétiche Arumbaya restauré témoigne tout entier des aventures dont il a été question. Les outils informatiques parviennent à reconstituer le visage brouillé du pédophile. Inversement, certaines constructions, induisent d'emblée un objectif catastrophique (le château de carte est tendu vers le moment où il s'écroulera)...

Au devoir de mémoire, s'oppose inévitablement la tentation de l'oubli.

Dans cette logique, l'étudiant proposera une installation (un espace de réparation) qui s'articulera autour du concept de recomposition et qui traduira de manière directe ou indirecte, de la catastrophe (réelle ou imaginaire) dont elle est à l'origine.

+ deux photos 30X60 cm minimum qui évoqueront l'avant et l'après de la catastrophe en question.

Comme chaque fois, les critères d'évaluation seront ceux de l'art et non ceux du simple impact médiatique.